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Dehors c?est l'aube, tu dors encore.
Je n'arrivais plus à dormir, alors je me suis glissée hors du lit sans un bruit.
Dehors, la rosé perle sur les roses, les oiseaux commencent à chanter et le brouillard s?effiloche. Je n?ose te réveiller pour admirer ce spectacle du jour qui s'éveil. Ton corps à l?air si calme, tandis que ton esprit rêve, ton souffle est chaud, tu ronronnes, dans nos draps qui enferment le secret d'une nuit d?amour.
Je te regarde encore un instant avant de descendre.
Je me suis enveloppée dans une couverture après avoir fait couler le café, et me suis installée, les pieds nu dans l?herbe humide, dans le hamac. Les airs enjoués de ta guitare et les rires d'hier soir enivrent mon esprit, face à la nature encore endormie. L?air est bon, l?air est pur, et la mélodie se mêle aux chants des merles.
Hier était une bonne soirée, comme beaucoup d?autres. Cela fait à peine quelques heures qu?ils sont tous partit, et moi je regarde le jardin, comme on peut regarder une œuvre de Monnet, des rouges, des bleus, étalés par touches, un aplat de verdure faîte au couteau, et le ruisseau qui donne sa dynamique au paysage.
Quand je lève le nez, le soleil a bien monté, j?ai perdu la notion du temps en cour instant. Alors je remonte l?escalier, pousse la porte lentement. Le jour traverse les persiennes et éclaire ta peau, telle une eau exposée à la lumière, tu luis. Je t'approche à petits pas, et me glisse vers toi. Soudain, ta voix s?ouvre et marmonne :
« - Où tu étais passé ?
- Bonjour, J'ai admiré l?aube.
- Tes pieds sont mouillés
- Enlace-moi »
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